samedi 27 avril 2013

Attention à nos sandres !

Comme chaque année, la très attendue ouverture du brochet aura lieu le 1er mai.
Si le brochet a frayé, il n'en est pas de même pour son compère le sandre, qui se reproduit lorsque la température atteint 12 à 14°C, ce qui correspond selon les régions et les années en général entre avril et juin.
Cette année, l'hiver a été particulièrement froid et long et tout laisse à penser que la fraie du sandre n'a pas été réalisée en avril.
Certaines précautions sont donc à prendre par les pêcheurs de carnassiers durant cette période de vulnérabilité de ce poisson.
Pour mieux comprendre et appréhender le problème, j'ai réalisé, en fouinant sur le net, une petite synthèse sans prétention sur sa reproduction.
 
Le mâle et la femelle se réunissent sur des hauts fonds sableux et graveleux de 1 à 3 mètres de profondeur. Le mâle prépare un nid d'environ 1 m de diamètre. Il en nettoie le fond en éliminant la boue. 
Voici ce que ça donne :
 
 
 
La femelle dépose alors ses œufs qui se collent aux pierres ou aux racines, et le mâle les féconde immédiatement. 
 
 
La fécondité est élevée (environ 200 000 ovules par kilogramme de femelle).
 
 
Puis la femelle s'en va et le mâle garde le nid, le protégeant farouchement contre les prédateurs durant toute la durée d'incubation, c'est à dire 10 à 15 jours. Il oxygène les œufs en les ventilant énergiquement de sa nageoire caudale, empêchant tout dépôt vaseux et colmatage, ce qui permet l'éclosion de nombreux œufs, même dans les eaux turbides et polluées.
Durant cette période, le mâle, qui prend une couleur très sombre (on l'appelle alors charbonnier) est extrêmement vulnérable car il mord à peu près n'importe quoi passant à sa portée. Il devient ainsi une proie très facile pour certains pêcheurs peu scrupuleux qui n'hésitent pas à piller les zones de frayère. 
 
 
Lors de la prise accidentelle d'un charbonnier, comme ci-dessous, il y a 2 choses à faire :
- le remettre le plus vite possible à l'eau là où il a été pris, en espérant qu'il retourne sur son nid
- quitter la zone et aller pêcher bien plus loin, sur des fonds plus importants.
 
 
A l'incubation, le mâle quitte le nid et reprend une vie normale.
La larve mesure de 3,5 à  6mm.
Les alevins se nourrissent successivement de crustacés planctoniques de taille croissante, puis de larves d’insectes capturées prés du fond.
 
 
Les larves sont piscivores entre 10 et 25 mm en fonction de la disponibilité des proies (larves d’autres espèces) puis exclusivement piscivores vers 10 cm.
 
 
La croissance est rapide et en automne les alevins peuvent atteindre 10 à 20 cm suivant la richesse de la biomasse.
 
  
 Les mâles sont mûrs vers 2 à 4 ans pour une taille de 35 à 40 cm. Les femelles sont plus tardives : de 3 à 5 ans pour une taille de 40 à 45 cm.

Vous l'aurez compris, il faut absolument éviter de pêcher les zones de frayère, c'est à dire les secteurs peu profonds aux fonds de sable et de graviers. Il n'y a aucun plaisir et aucun mérite à prendre un poisson qui se jette sur tout se qui passe à sa proximité pour protéger sa progéniture.
Pour tout mâle retiré de son nid ce sont des centaines de sandres en moins pour les années à venir.
Pensez y et si par accident vous prenez un charbonnier, remettez le sur place le plus rapidement possible. Evitez les photos, qui prennent du temps. Il y a très peu de chance pour qu'un poisson resté longtemps hors de l'eau retourne sur son nid ou même survive (ils sont souvent épuisés durant cette période).
 
Voici, pour illustrer cet article une magnifique vidéo réalisée par Filfish pour pêche-tv :
 
 
 

lundi 22 avril 2013

Sortie en Risle

Ne disposant que d'un après midi pour aller pêche en ce dernier jour de vacances, je me rends sur la rivière de 1ere catégorie la plus proche de chez moi, à savoir la Risle, dans le secteur de Brionne.
Après le Calvados, c'est donc le département de l'Eure qui est à l'honneur.
Je commence sur un long parcours sur un bras du fleuve. J'enregistre quelques timides touches mais rien de bien concret.
L'environnement est sympa mais les poissons n'ont pas l'air nombreux.
En fin de parcours, je lance une cuiller au pied d'une petite chute d'eau et une jolie truite la prend aussitôt. Je parviens à la mettre au sec.
 

Elle mesure 35 cm. Elle me fait bien plaisir car je commençais à désespérer.


Je la remets délicatement à l'eau et je relance ma cuiller toujours au pied de la chute d'eau mais plus loin, vers la bordure opposée. Je crois d'abord m'être accroché au fond mais je m'aperçois que ça bouge puis je vois une énorme fario.
J'ai bien réglé mon frein qui se met à crisser bruyamment mais hélas, ça ne suffit pas et mon 18/100eme cède à peine 2 ou 3 seconde plus tard.
Je suis encore bien dégoutté car c'était vraiment un monstre !!!
Après cette péripétie, je change de parcours.
Une petite perche viendra me rendre visite puis plus rien jusqu'aux dernières minutes de la session, où sur un poste bien marqué au carrefour de 2 bras de rivière, je prends une belle arc en ciel de 41 cm qui, une fois de plus, a livré un super combat.


Un bilan mitigé donc sur ce fleuve que j'ai peu l'habitude de pêcher.

mercredi 17 avril 2013

Calvatruite

 
Petit récit d'une journée de pêche estivale dans le Calvados, dans des rivières du bassin de la Touques. Je commence à pêcher vers 10h dans un cadre magnifique qui sent bon la fario.
 

Les poissons pris sur ce secteur proche de la source ont une robe magnifique.

 

 Sur ce type de poste, je tente toujours au leurre souple (ici un petit rockvibe shad) et curieusement, je n'y prends que quelques petites perches.

Le reste de la journée sera 100% truite, la plupart à la cuiller en remontant la rivière.

Avec une constante assez étonnante : des poissons qui se tiennent en pleine eau, dans le courant.
Les secteurs à courant lent et les bordures ne donnent rien.
 
 
Des km à parcourir les rives de ce très beau cours d'eau, avec un temps superbe et une température dépassant largement les 20°C, ça fait du bien après la période glaciale qu'on vient de traverser !


 
Et avec des prises assez régulières même si on sent que ce n'est pas encore l'activité maximale.
Beaucoup de petites  touches sans suite.


 
Quelques smolts (futurs truites de mer) dans les courants, remis très rapidement et avec les plus grandes précautions dans leur élément.


Et toujours des farios, avec la plus belle en fin de journée.
 
 
Pas un monstre (35 cm) mais un poisson qui s'est bien battu, avec notamment quelques chandelles spectaculaires. Avec ma canne UL, ça donne de bien bonnes sensations.
 
 
Au total une vingtaine de poissons et surtout un super bon bol d'air en pleine cambrousse normande

dimanche 7 avril 2013

Belles arcs combatives

 
Nouvelle session sur le secteur à arc en ciel, avec, comme prévu, un montage plus solide pour faire face à des poissons de très belles tailles.
Je remonte d'abord tranquillement la rivière et prends quelques petites farios à la cuiller.
Puis j'arrive sur le secteur à arc et les choses sérieuses commencent.
Je remplace la bobine de 16/100eme du Rarenium par une bobine de 22/100eme et je commence à pêcher.
Je sors très vite quelques truites d'une trentaine de cm puis je ferre un poisson beaucoup plus gros.
Après un joli combat, je mets au sec une arc de 44 cm.
 
 
 
Aucun doute : vue la combativité de ce poisson et la vitesse du courant, un 16/100eme n'aurait pas résisté.
Je continue à promener ma cuiller et à ramener régulièrement des poissons de 30 - 35 cm.
S'ensuit une seconde arc de 40 up : un poisson qui accuse 45 cm.
 
 
Je suis content d'avoir pris 2 poissons de 40 up, d'autant qu'ils m'ont donné un combat assez phénoménal. De toutes les farios de 40 up que j'ai pu faire, aucune n'a fourni un tel combat.
Mais ma joie va très vite être remplacée par un sentiment de regrée : alors que les touches commencent à se raréfier, je décide de pêcher au poisson nageur. Je mets un rapala ultra light minnow que je laisse nager lentement vers l'aval. Après quelques secondes de prospection c'est la touche et... c'est du lourd ! 
Le frein du Rarenium crisse et la Shinjin plie mais j'arrive à ramener vers moi une énorme arc.
Je descends dans l'eau et tente de la faire rentrer dans ma petite épuisette raquette mais elle est loin d'avoir abdiqué et repart de plus belle. Après 2 ou 3 minutes de combat, c'est la casse. Je suis vraiment dégoutté !!!
Pour l'avoir vu de près, je peux affirmer qu'il s'agissait 'un poisson de plus de 60 cm...
Même si je déteste pêche trop lourd, là je n'ai pas le choix : pour la prochaine fois, il faudra encore monter en diamètre de nylon...